Écoute

Écoute ce que peut devenir une histoire d'amour

Trois extraits, trois façons d'offrir une chanson pour un mariage, une demande ou un moment à deux.

Départ en métropolePour Noa
Retour au fenuaPour le retour de Teiki
Bienvenue au fenual'arrivée de Julie
Départ en métropolePour NoaLe brief reçu : "C'est pour une copine qui quitte Tahiti pour aller bosser à Paris. Elle a 24 ans, elle bosse à la réception d'un hôtel à Papeete. Elle a grandi à Punaauia, elle surfe au PK18. Tous les vendredis c'est roulotte avec les copines. Son chien Miri l'attend au portail tous les soirs pile à l'heure. Sa mère a mis du poisson cru dans la valise pour le voyage, ça tiendra pas trois heures mais c'est pas le sujet. Elle dit qu'elle revient dans un an, on y croit moyen. Sa mère a pas pleuré devant elle, elle a attendu le parking. On voulait du "mots parlés", ukulele, drôle et vrai."3:21
Retour au fenuaPour le retour de Teiki"C'est pour mon frère qui revient vivre à Tahiti après 12 ans en métropole. Il est parti à 18 ans pour les études, sûr de revenir riche et célèbre. Il revient à 30 avec un master et un accent bizarre. Il a oublié le nom des poissons. Sa chambre est devenue un débarras. Le premier soir notre mère lui a posé son assiette sans demander ce qu'il voulait, comme avant. On veut fêter son retour, folk chaud, drôle et touchant."2:44
Bienvenue au fenual'arrivée de Julie"C'est pour une collègue infirmière mutée à la clinique Paofai depuis Marseille. Elle s'appelle Julie. On la connaissait déjà, on l'attendait. Ce qu'elle attendait pas, elle, c'est la chaleur à 6h du matin à Fa'a, les collègues qui débarquent avec de la nourriture sans prévenir, et qu'on lui explique qui est le cousin de qui avant chaque réunion. Elle pensait connaître la mer. Elle connaissait pas cette mer-là. On voulait un truc festif, drôle, chaleureux, pour lui dire bienvenue comme on sait le faire ici."2:20
En écoute

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À Faa'a, personne ne dit au revoir correctement.

Les mots restent coincés quelque part entre la gorge et le portique de sécurité. On se promet de s'appeler, on agite la main, et tout ce qu'on voulait vraiment dire reste sur le tarmac.

Ce qui n'est pas sorti en partant, ou ce qui a sauté à la figure en revoyant Moorea depuis le hublot. On attrape tout ça et on en fait des paroles. Tu les gardes, tu les glisses dans une enveloppe, ou on leur colle une mélodie pour ceux qui attendaient sans rien dire.

Pour un départ, un retour au fenua, une expatriation, un atterrissage qu'on espérait depuis des mois.

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Un bouquet dure cinq jours.
Une bouteille, une journée.
Un dîner, une soirée.
Ta chanson, elle, toute une vie.